Préambule


Ce qui m’est arrivé, ce qui m’a été infligé, paraît tout simplement incroyable, aux yeux de très nombreux observateurs : en 2008, j’ai été spolié de mon outil de travail pour des raisons racistes qui évoquent, sans aucun doute, les pages sombres de l’histoire de France.

J’ai créé, financé et développé l’organisme de formation adc (association pour le développement des compétences) et vous êtes des milliers à pouvoir en témoigner. Ceci est un fait établi.

Celui qui s’était approché de moi, par amitié, disait-il, je l’avais coopté pour qu’il devienne le président de l’association, plus de sept ans après la création de l’organisme à laquelle il n’a jamais participé. Affirmer le contraire est un abominable mensonge.

J’ignorais que son seul objectif était de s’emparer d’une structure en excellente santé. Pour quelqu’un qui n’a même pas le baccalauréat, il a brillamment réussi en me collant un licenciement pour faute lourde, pour me mettre à la rue sans le moindre centime et surtout pour régner, en grand prince, sur un établissement qui peut être aisément valorisé à 500 000 euros.

Chacun peut aisément se faire une idée de l’implication de ce président dans des projets éducatifs dont le niveau d’expertise implique une formation universitaire de haut niveau.

Vous n’aurez pas de peine à retenir mon histoire qui marquera le droit des associations comme le droit du travail. Aussi, je vous livre un ouvrage qui véhicule, je l’espère, d’authentiques valeurs républicaines. Je souhaite que beaucoup lecteurs y trouvent des éléments qui pourraient nourrir leurs réflexions et forger davantage leurs convictions.

Posons clairement le problème : la France n’est pas un pays raciste et je suis bien placé pour l’affirmer et le soutenir mais il n’empêche, qu’elle abrite de nombreux racistes que, parfois, nul ne peut soupçonner. Le racisme ne se manifeste pas de façon visible, quotidienne et à tous les coins de rue, heureusement. Il s’exprimera souvent sournoisement mais toujours dans des circonstances qui révèlent la vraie nature de l’homme.

Vous qui êtes français de souche ou d’origine et le fait même d’utiliser cette expression signifie qu’il en existe des catégories, ne dites jamais : « Ce n’est pas possible ! », car vous ne connaissez pas de façon profonde et intime l’auteur de pratiques discriminatoires à caractère raciste, pour pouvoir affirmer qu’il n’en est pas capable. Il en est ainsi des pédophiles comme des délinquants sexuels.

J’observe, en règle générale, que les français ont à propos des actes racistes une attitude comparable à celle qu’ils avaient à l’égard du viol des femmes, voilà trente ou quarante ans. Certains pourraient même rajouter : « et plus récemment encore ! ». Une lourde suspicion pesait sur la femme qui était presque systématiquement « accusée » d’avoir provoqué son violeur par une attitude, une tenue vestimentaire ou un mot quelque peu provocant. N’aurait-elle pas inventé la scène du crime, juste pour accuser le pauvre homme ? Un cliché, une caricature ou une triste réalité qui ne fera qu’accentuer la souffrance de celle ou de celui qui subit les violences d’un acte de délinquance dont l’auteur est un citoyen au dessus de tout soupçon.

Devrions-nous attendre aussi longtemps pour voir le regard des français se poser de façon lucide, objective mais aussi sereine, sur ce mal qui ronge la société ?

La France est malade, elle souffre gravement de sa bureaucratie. Le diagnostic précis, posé depuis plusieurs décennies déjà, ne révèle aucune amélioration malgré la présence d’une élite flamboyante qui ne semble lui être d’aucun secours tant elle est coupée de son socle populaire qu’elle ignore. Sans son socle, la plus imposante et la plus belle des statues ne serait qu’un vulgaire objet sur lequel peu de regards se poseraient.

La bureaucratie est une caractéristique des pays pauvres ou totalitaires et dans tous les cas, sous-développés. Or la France n’est ni pauvre ni totalitaire et encore moins sous-développée. C’est pourquoi, certaines manifestations du phénomène bureaucratique, révèlent de façon retentissante le paradoxe et les doutes du génie français.

Je voudrais que mon expérience éclaire tous ceux qui ont un pouvoir de décision. Des mesures peuvent et doivent être prises pour garantir à tous les citoyens une réelle protection.

En assurant une réelle protection aux citoyens et en renforçant ainsi, pour chacun, le sentiment d’appartenance à la communauté nationale, les projets communs seront plus nombreux, plus audacieux et ne serviront qu’une seule ambition, celle de la république.

J’aimerais aussi que les projets éducatifs que j’avais développés à l’échelle d’un petit territoire, constituent autant de points de départ d’idées, de réflexion et d’actions au service de l’épanouissement de la France, des Français et de tous ceux qu’ils ont décidé d’accueillir à bras et à cœur ouverts…